Clamecy

Cette commune de la Nièvre ne fait pas partie du Parc Naturel Régional du Morvan.
Mais...


Le pont de Bethléem

Situation

Sa situation, à environ 20 km à l’Ouest de Vézelay, au confluent de l’Yonne et du Beuvron, 
en bordure d’un bief du Canal du Nivernais, comme son érection en « Capitale du flottage du bois »
au début du XVIème siècle méritent à elles seules que l’on s’y intéresse.

Un peu plus de 4 000 Clamecyçois et Clamecyçoises s’y répartissent sur environ 30 km²


Origines - Étymologie

Ici encore, l’étymologie de la ville est incertaine.

Urbs Clementii, de « Urbi » désignant une ville dans l’antiquité et du nom d’un général Romain Clementius, Clementiacum, d'un temple dédié à la clémence et dont il ne reste aucune trace, Clemeciacum, Clamiciacum ?

Certaines sources parlent d’un toponyme gallo-romain, « clamiciacius » dont le sens pourrait-être « Le domaine (rural) de Clamicius ».

Ce toponyme comprendrait le nom originel d’une personne, Clamicius , ainsi qu’un suffixe « ACU » (ou « Acum », ou « Iacum » ou encore « Acon » ou « Acos » de sa forme gauloise) qui pourrait se traduire par « domaine ».

C’est en 634 que la ville aurait été mentionnée pour la première fois sous le nom de Clamiciacius.

Age de pierre - Neolithique

Quelques découvertes archéologiques (en fait très peu…) attestent de l’occupation du site
Age de pierre : à Bregnon, près de Clamecy, a été retrouvé un silex taillé grossièrement en forme hache.
Néolithique : à Basseville et Chevoche, toujours près de Clamecy, « des objets de cette époque… »

 Un peu d'histoire

- A la fin du VIIIème siècle, Clamecy aurait été érigée en paroisse

- Au IXème (ou Xème) siècle, un château fort est construit par les comtes de Nevers à proximité l’actuel hôtel de ville.

- En 1147 (date incertaine), un des comtes de Nevers fonda l’hôpital de Panténor sur la rive droite de l’Yonne. Cet établissement était destiné à recevoir des pèlerins malades revenant de Terre sainte.

- Au XIIème siècle, Guillaume IV alors comte de Nevers, lègue l’hôpital de Panténor à l’évêché de Bethléem.

- En 1168, Guillaume IV promit à l'évêque de Bethléem, au cas où cette ville tomberait aux mains des musulmans, de l’accueillir (lui ou ses successeurs) dans la ville de Clamecy.

- En 1187, Bethléem est prise par Saladin.

- En 1213 (ou 1219 ?), les premières franchises sont accordées aux habitants par Hervé IV, comte de Nevers.

- Vers 1215 (date incertaine) c’est la construction de la collégiale Saint-Martin face du château ducal (consacrée à Saint-Martin en 1448).
La ville est protégée par une double rangée de remparts, ceux du château et ceux de la ville, et les comtes de Nevers y créent un atelier monétaire.

- En 1223, la volonté du défunt comte Guillaume IV fut honorée. L’évêque de Bethléem après avoir été chassé de Palestine, s’installe à Clamecy où il implante son siège épiscopal dans l'hôpital de Panthénor.
C’est le siège de l’évêché « in partibus » (in partibus infidélium), titre correspondant jadis à des évêques titulaires de diocèses situés en pays non chrétiens.
Cette concession fut confirmée plus tard par le comte Guy (son frère et successeur) et par la comtesse Mahaut (veuve d’Hervé de Donzy).
L’évêché de Bethléem demeurera à Clamecy jusqu’en 1801 et quelques cinquante évêques s’y succèderont.

- En 1323 et en 1360 notamment, la ville est rançonnée et dévastée.

- En 1401 la cité fut tour à tour occupée par des bandes des comtes de Nevers et de Flandre.

- En 1442, la ville est prise et occupée par l’armée anglaise d’Edouard III.

- En 1478, Louis XI, de retour de Donzy et impatient de s’emparer de la Bourgogne à la mort de Charles le Téméraire, fit une halte à Clamecy où il fut reçu à grands frais.

- En 1497 (date gravée sur un pilier) débute la construction de la tour monumentale de la collégiale Saint-Martin.

- En 1515, François 1er, serait passé à Clamecy et se serait arrêté à « l’Hostellerie des Trois Chandeliers ».

- En 1582-1583, la peste amène la désolation dans la ville.

- Entre 1585 et 1594, la ville est le siège de nombreux combats lors des guerres de religions.

- Entre 1630 et 1640, Roger de Saint-Lary, duc de Bellegarde (1563-1646) qui avait été fait duc et pair en 1620 par le roi Louis XIII, se voit déchu de ses titres et biens par arrêté du 15 octobre 1631 par le même Louis XIII, pour avoir rejoint le parti du duc de Montmorency et comploté avec lui contre cardinal de Richelieu. Il ne devra son salut qu'au pardon du cardinal (1632) et vivra à Entrains et à Clamecy, où un hôtel particulier lui est construit. Il décédera à Paris en 1646.

- En 1635, Début de la construction de l'hôpital de Clamecy

- En 1659, les modestes moyens du Cardinal de Mazarin (probablement favorisés par quelques prêts consentis par les créanciers de la couronne tels les Cenami ou les Cantarini qui n’ont jamais été remboursés…) lui permettent d’acheter le Nivernais (et Rethel…) au duc Charles IV de Gonzague.
Il devient par-là duc de Nivernais jusqu’à sa mort 2 ans plus tard, titre qu’il transmettra bien entendu à ses successeurs, jusqu’à Louis- Philippe-Jules Baron Mancini Mazarini, 3ème et dernier duc de Nevers (ou de nivernais, emprisonné en 1793-1794 et décédé le 25 février 1798).

- En 1682, Clamecy voit la mise en place de la première organisation municipale, le titre de Maire ne sera toutefois attribué qu’en 1694.

- Le XVIIe siècle, voit s’installer de nouvelles communautés religieuses dont les Récollets (Ordo fratrum minorum recollectorum ou Ordre des frères mineurs recueillis), qui appartenaient au mouvement dit « observante » agissant dans les règles strictes de la religion, déjà installés à Nevers en 1592 et dont l’église sera consacrée en 1636, ou encore les sœurs de la Providence.

- En 1709 et 1740, ce sont 2 hivers particulièrement rigoureux.

- En 1719, C’est une sècheresse insupportable

- En 1763 et 1792, La ville connaît une certaine agitation avec des émeutes de flotteurs de bois.

- Les 15 et 17 août 1793, c’est l’époque de la « Terreur ». La ville qui a relativement bien accepté la révolution voit arriver Joseph Fouché qui harcèle et tourmente avec son œuvre de déchristianisation forcenée.
Clamecy connaît alors sa part d’arrestations et d’exécutions arbitraires.

- En 1790, l’assemblée constituante demande à l’Académie des sciences de définir un nouveau système global pour les poids et mesures.
La commission désignée retiendra un système décimal qui, après les études de Delambre et Méchain, sera rendu obligatoire le 4 novembre 1800, non sans mal, notamment dans les professions des flotteurs.

- En 1800, après que le département fut scindé en 4 arrondissements (17 février), dont Clamecy, une sous-préfecture, un tribunal de première instance et une justice de paix s’installent dans la ville.

- En 1815, la ville subit l’occupation autrichienne et la suspicion pro-napoléonienne va bon train. Clamecy voit s’abattre sur elle une nouvelle époque de révocations, suspensions ou autres mises à l’écart.

- En 1832, Clamecy voit arriver le choléra (200 morts).

- Le 5 avril 1837 ce sont à nouveau les Flotteurs qui manifestent dans l’émeute dite « des Boisseaux ».
En effet, ce jour là, les anciennes mesures (les boisseaux) devaient être remplacées par les toutes nouvelles mesures décimales dont les Clamecyçois ne voulaient pas entendre parler. Ce différent les opposa violemment pendant plusieurs jours aux gendarmes (à l’heure du marché dit-on…).

Le 8 avril, Le Préfet ne voit pas arriver la Garde Nationale qu’il avait pourtant convoquée (et dont certains membres auraient même rallié la cause Clamecyçoise).
L’ affaire se terminera le 12 avril avec l’arrivée de 4 escadrons du 1er Lanciers de Moulins et d’un détachement de 300 artilleurs venus de Bourges, des arrestations (entre 100 et 600 suivant les sources…), et des condamnations (les sources parlent de 29 mises en accusation, mais aussi de 6 peines de morts, 7 condamnations aux travaux forcés et de nombreuses déportations à Cayenne ou en Algérie).

- Le 2 décembre 1851, le coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte met fin à la deuxième République.

- Les 5 et 7 décembre 1851, une insurrection déclenchée par certains Clamecyçois et avoisinants fait quelques morts et se voit fortement réprimée par un pouvoir autoritaire.

- Dès le 2 décembre 1852, le Second Empire verra démarrer de grands projets : pour Clamecy c’est la liaison ferrée Auxerre – Nevers, un palais de justice ou encore un nouvel Hôtel de Ville.

- En 1870, C’est à nouveau la guerre et les calamités avec un nouvel hiver rigoureux (70-71)

- 1876, début de la troisième République (1870-1940), voit la création de la Société Scientifique et Artistique et d’un musée. C’est aussi le dernier train de bois par chemin de fer pour Paris. Le dernier flot de bûches cessera quant-à lui en 1923.

- Le XXème siècle sera propice à de nombreux travaux, d’assainissement notamment avec le comblement d’un bras de canal insalubre.

- La démographie de Clamecy ne sera bien sur pas épargnée par la première guerre mondiale.

- 1914-1918, coûtera la vie à plus de 200 Clamecycois.

- Les années 1920-1930 redonneront des emplois et de la vigueur à la ville : création d’une nouvelle faïencerie, construction de l’église Notre Dame de Bethléem (béton armé 1926-1927), Société des Produits Chimiques de Clamecy (1927) succédant à l’usine de carbonisation…

- Au cours de la seconde guerre mondiale, la ville est occupée par les troupes allemandes dès le 16 juin 1940. Elle le restera jusqu’à sa libération le 19 août 1944.
Le 18 juin 1940, 43 prisonniers relevant des régiments de tirailleurs africains sont exécutés en représailles de la soit disant attaque d’un officier allemand par l’un d’eux. Acte raciste à ajouter aux crimes de guerre.
Un monument commémoratif dû au sculpteur Robert Pouyaud (également auteur du « Flotteur » sur le pont de Bethléem), a été inauguré le 20 juin 1948 sur le lieu de leur exécution (sortie de la ville, direction de Surgy).


Monument en mémoire des 43 tirailleurs africains


L'ouvrage consacré à Robert Pouyaud

 Flottage du bois


Reconstitution d'un train de bois

Voir le chapitre consacré au flottage du bois en cliquant ICI (Morvan => Flottage du bois)

 Tourisme

Pont de Bethléem :
C’est le pont principal de Clamecy, reliant les deux rives de l’Yonne.

Jadis, ce pont, en bois sur pilotis, eut probablement du mal à supporter les fureurs de l’Yonne.

Au 15ème siècle, un pont de pierres fut construit. L’Yonne ne fut pas plus attentionnée car il dût être réparé en 1720 puis en 1740 pour être pratiquement reconstruit en 1764.

En 1815, la construction d’un nouveau pont fut décidée.
Sa construction ne dura pas moins de 13 ans… et c’est sur ce pont que fut inauguré le buste de Jean Rouvet le 26 octobre 1828.

La construction de l’actuel pont fut décidée le 4 mai 1836, à la suite à une nouvelle crue de l’Yonne, particulièrement importante cette fois et à son achèvement, le buste de Jean Rouvet y fut à nouveau installé, le 7 octobre 1838 avant d'être remplacé par "Le Flotteur" sculture de Pouyaud, le 14 juillet 1945.

Le pont de Béthléem

Le « Grand pont sur l’Yonne » fut également appelé « Pont de l’Évêché », « Pont des sans culottes » ou encore « Pont du Roi de Rome ».

Gare de Clamecy :
- La liaison Auxerre – Nevers via Clamecy a été envisagée dès 1846.

- 14 ans plus tard, le 19 mai 1860, la présentation d'un mémoire à l'Empereur Napoléon III montrant l'intérêt économique de cette ligne est enfin arrêtée.

- La déclaration d'utilité publique fut publiée l’année suivante, le 14 juin 1861.


La gare de Clamecy

- Le projet d’aménagement gare-ville de Clamecy est adopté le 30 avril 1866. La première pierre posée le 12 août 1867 fut le point de départ des importants travaux réalisés dans la ville.

- Le 21 mai 1870, un train d’essai effectue la liaison entre Auxerre et Clamecy et le 4 juillet la ligne est mise en service… pour s’arrêter peu de temps après en raison de la guerre contre la Prusse.

- Mi-mars 1871, le service put enfin reprendre et se développer jusqu’à nos jours.

- En 2001, l'ancien buffet de la gare (en mauvais état) fut détruit faute d'acquéreur.


L'emplacement de l'ancien buffet,
salle d'attente plutôt sympathique en été

- Le 28 juin 2008, la rénovation de la gare et de son ancien bâtiment voyageurs est terminée.


13km de ballade...

La gare de Clamecy est également le point de départ de randonnées-balades sympathiques.

Faiencerie Colas :
La première faïencerie de Clamecy aurait été fondée en 1789 par Jean Baptiste Nolet.

Cette faïencerie a fonctionnée jusqu’en 1888 après être passée entre plusieurs mains : Bellevue Nolet, Alexis et Claude Ferreux, François-Henri Vilmont, Louis Vilmont, Hubert-Xavier de la Pierre, Sapien, Duché, Devoucoux et Girard.

En 1931, André Duquénelle créé une nouvelle faïencerie, face à l’église de Bethléem (de l’autre côté du pont de Bethléem et sur l’autre rive de l’Yonne). Son entreprise fonctionnera jusqu’en 1937, date à laquelle il la revend à son collaborateur : Roger Colas.

En 1994, son fils Jean-François et sa belle fille Pierrette reprennent la direction de l’entreprise qui est aujourd’hui tenue par le petit fils de Roger : Alexandre.
 


La célèbre rose de Clamecy


Un résumé des motifs produits... en fèves

Photos prises avec l'aimable autorisation de la faïencerie Colas
Reproduction interdite

La faïencerie Colas s’est depuis quelques temps déjà, spécialisée dans la fabrication de fèves pour galettes des rois, domaine dans lequel elle excelle véritablement.

Ancienne collégiale Saint-Martin :
Elle date du XIIIème siècle (commencé vers 1215) et est classée monument historique.
 

La Collégiale Saint Martin

La tour de 46 mètres, construite en gothique flamboyant a été construite entre 1497 à 1515.

Son orgue originel datait de 1440. L’orgue actuel date de 1864, il est classé Monument Historique et fut restauré en 2011.
 


Un orgue superbe

Sa nef a été entièrement restaurée entre 2005 et 2007 et des peintures qui décoraient jadis les voûtes sont réapparus.
 


Un ensemble remarquablement rénové

Le jubé de pierre édifié vers 1525 entre la nef et le chœur avait peut-être pour but d’arrêter le mouvement des murs.
Ce jubé détruit en 1773 fut remplacé en 1840 par un nouveau de style néogothique, et destiné lui aussi à stabiliser l’édifice.

Le triforium, galerie située au-dessus des grandes arcades de la nef et couverte de dalles de pierre elle forme un second passage, devant les grandes fenêtres.

La Cène, ce bas-relief, provient de l'ancien jubé de 1525 (détruit en 1773), il est scellé sur le mur de la chapelle de la tour.

Église Notre-Dame-de-Bethléem :
Réalisée entre 1926 et 1927, c’est la troisième église construite en béton armé en France.

Curieuse architecture en effet...

Par son étrange style byzantin, son architecte, Théodore Renaud (1875-1947) voulu rappeler que non moins de cinquante évêques de Bethléem eurent le siège de leur évêché « in partibus » en cette ville.

Cette église, aujourd’hui désaffectée (et hélas fermée) a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle » le 25 février 2005 et est également inscrite à l’inventaire des monuments historique depuis l’an 2000.

Elle se trouve sur la rive droite de l’Yonne : le quartier de Bethléem

Ceux qui auront peut-être la chance d’y entrer devraient y voir notamment :
- Une voûte d’un seul bloc de 475 m²
- Du mobilier en béton
- Un tympan orné d’une mosaïque représentant la nativité,
- Un fronton alliant à la fois le lion nivernais, la croix de Jérusalem ainsi que l’étoile des Rois mages.

La chapelle des évêques de Bethléem :
Située face à l’église, elle date des XIIème et XIIIème siècle et fut vendue comme bien national lors de la révolution

Cette chapelle, inscrite au titre des monuments historiques est aujourd’hui devenue restaurant : « l’Auberge de la Chapelle »

La chapelle Saint-Roch : 
Pour tenter d’enrayer une épidémie de peste qui décima la ville entre 1582 et 1583, les Echevins avaient fait construire à « Choulot », l’actuel emplacement de l’usine de produits chimiques, des bâtiments, annexes de l’hôpital Panténor, destinés à soigner les malades ainsi, bien sur, qu’un cimetière.

Cette organisation ayant contribuée à contenir la peste, les Echevins firent construire cette chapelle dédiée à Saint Roch en février 1583 et firent le vœu (au nom des habitants paraît-il…) d’honorer le saint s’il éloignait ce fléau.

La peste finit par disparaître, non sans avoir fait de nombreuses victimes, et la promesse fut tenue. Chaque 16 août une procession suivie d’une « grand’messe » (ce qui est toujours étrange dans une petite chapelle…) perdureront jusqu’à la révolution.

Le cimetière quant-à lui fut supprimé en 1767.

Le musée d'Art et d'Histoire Romain Rolland
Il est installé dans l'ancien hôtel du duc de Bellegarde qui fut aussi la maison natale de Romain Rolland.

Il regroupe différentes des collections (archéologie locale, peintures, affiches, faïences et bien sur une intéressante présentation du flottage du bois…)

Quelques célébrités

Claude TILLIER :
Pamphlétaire, journaliste et romancier, né le 11 avril 1801 à Clamecy et mort le 12 octobre 1844 (il repose au cimetière Jean Gautherin de Nevers).

Il fonde « L’Indépendant » en 1831, mais son agressivité envers les notables locaux lui coûteront sa place.

Il travaille à la rédaction de feuilletons pour un journal démocratique de Nevers, « L’Association » où il publie sa pensée littéraire en 1842.

Après quelques déboires judiciaires dus à sa verve contre les notables et religieux, il publie ses « Pamphlets » en 1843.

En 1843 parait également son œuvre la plus connue : « Mon oncle Benjamin

Un buste lui a été érigé à Clamecy en 1903, visible rue du Grand Marché.

Edouard SEGUIN :
Père de l’oto-rhino-laryngologie et peut-être aussi de la pathologie mentale infantile ("l’instituteurs des idiots"), né à Clamecy le 20 janvier 1812 et décédé le 28 octobre à 1880 à New York.

Il consacra sa vie à l’éducation des enfants et créa plusieurs établissement d’enseignement spécialisé.

Son soutien au mouvement révolutionnaire lui valu de ne plus trouver d’emploi et en 1848, il partit aux USA où il créa là aussi un établissement pour anormaux. Il obtint la reconnaissance (mais non la notoriété…) de ce pays où il restera définitivement.

Romain ROLLAND :
Ecrivain né le 19 janvier 1866 à Clamecy et décédé le 30 décembre 1944 à Vézelay.

Professeur d’histoire, d’histoire de la Musique à la Sorbonne, d’histoire de l’Art à l’Ecole Normale Supérieure, agrégé d’histoire en 1889 avant d’être Docteur en Lettres puis prix Nobel de Littérature en 1915.

Outre ses œuvres sur la musique (Beethoven) et son « Jean-Christophe », sont à retenir « au dessus de la mêlée » contre la première guerre mondiale, un hommage à Gandhi, « Colas Breugnon » sur les mœurs bourguignons du XVIIème siècle.
 
Alain COLAS :
Le célèbre navigateur né le 16 septembre 1943 à Clamecy est porté disparu en mer le 16 novembre 1978.

Après avoir été Maître de conférences à Sydney, il fonde le club de canoë-kayak de Clamecy en 1963.

En 1967, sa passion de la voile lui fait rencontrer Eric Tabarly qui participe à la course Sydney-Hobart.

Un an plus tard, il le rejoindra pour la transatlantique à bord du fameux « Pen Duick IV » qu’il rachètera en 1970.

Ce trimaran mythique lui permettra de remporter la quatrième course transatlantique anglaise en solitaire.

Ce sera ensuite le premier tour du monde en solitaire en multicoque sur son trimaran rebaptisé « Manureva », le record du tour du monde en solitaire (alors détenu par Sir Francis Chichester), et cette fameuse « Route du Rhum » 1978 d’où il ne reviendra jamais.

Jean Rouvet :
A voir dans le chapitre consacré au « Flottage du bois »

Il ne fut bien sur pas l’inventeur du flottage du bois à bûches perdues mais il aurait largement contribué à son amélioration.

De plus il n’est pas certain que ce riche bourgeois vivant à Paris où il exerçait la profession de marchand de bois, fut réellement de naissance clamecyçoise.

Son buste, érigé initialement sur le pont de Bethléem et inauguré le 26 octobre 1828, fut retiré le 14 juillet 1945 pour être installé au pertuis, sur la pointe de l’éperon de « l’écluse des jeux », et remplacé par « Le Flotteur », sculture de Pouyaud commandée par le maire de Clamecy de l’époque, Monsieur André Sauvan.

Barreau :
Ce perruquier sous la Révolution, serait devenu « sculpteur officiel ».

Son « œuvre » aurait été de remplacer les croix et les insignes religieux par des statues représentant la Liberté, l’Amour ou le Sommeil, qu’il aurait signé rien moins que « Praxitèle Barreau statuer ».

Sources documentaires 

- Société scientifique de Clamecy

- Jacques-François Baudiau, Curé de Dun-les-Places, « Le Morvand, ou essai géographique, topographique et historique sur cette contrée »

- Jean et Muguette Pautrat

http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil
Wikipédia généralités

http://www.clamecy.fr/
Mairie de Clamecy

http://adelaitre.pagesperso-orange.fr
L’émeute des boisseaux, Historique de Clamecy

http://lemorvandiaupat.free.fr/flotteurs.html
Excellent site sur le Morvan

www.fevesdeclamecy.com
Faïencerie de Clamecy

http://www.e-monumen.net/index.php?option=com_monumen&monumenTask=monumenDetails&monumenId=10067&Itemid=19
Base de données géolocalisée du patrimoine monumental Français et Etranger


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