Château-Chinon



Capitale du Morvan, elle est également réputée être
« la ville la plus typiquement morvandelle »

 Situation



Située à une altitude de 609 mètres, sur un piton séparé du reste des monts du Morvan
par la vallée de l'Yonne,
Château-Chinon est proche des collines qui culminent
 vers le Haut Folin et le Mont Beuvray à l’Est,
et offre un large horizon vers l’Ouest et le Nivernais.

Il est dit que « Château-Chinon accroche ses toits d’ardoises aux pentes du Calvaire ».

Elle constitue une place forte naturelle utilisée successivement par les Eduens et les Romains.


En venant de Nevers, c'est 8 km avant de l'atteindre que Château-Chinon se laisse découvrir.

Origines

L’étymologie de Château-Chinon est assez vague.

Diverses hypothèses sont avancées, certaines sans doute fantaisistes d’autres plus sérieuses.

Ainsi, « Can-nein », la cime blanche en gaélique, couramment admise par de nombreux historiens.
La ville en hiver, sous la neige, tranchait sur les collines noires du Morvan , (Mor Van, montagne noire).
Cette hypothèse, la plus plausible et surtout beaucoup plus poétique, est soutenue par Jean-Baptiste Bullet ou encore le Docteur Edmond Bogros.

L’histoire raconte également que Jules César y aurait, paraît-il, installé sa meute de chiens de chasse, de là le nom de Castrum Caninum, (Château pour un chien ) devenu ensuite Château-Chinon.
Cette théorie soutenue dès le XVIIème siècle par l’historien Adrien de Valois fut contestée en 1897 par la Société nivernaise des lettres, sciences et arts.

Jacques-François Baudiau, curé de Dun-les-Places, voyait en « caninum » le nom d’un lieutenant que Jules César aurait posté là pour pacifier le pays après la guerre des Gaules (58 avant J.C.).

D’autre encore rapprochent cette appellation d’un temple dédié à Mercure (les Celtes le vénéraient sous le nom de « Theutatès » et le représentaient avec une tête de chien) ou à « Anubis » selon Etienne Ladoue (poète autunois du XVIIème siècle).

Oppidum gaulois puis forteresse romaine (peut-être seulement ouvrage de défense rudimentaire) lors de la romanisation, cette position stratégique face à Bibracte et située sur la voie reliant Augustodunum (Autun) à Intaranum (Entrains-sur-Nohain) semble n’avoir jamais été abandonnée.

Certes des pièces de monnaies mérovingiennes mentionnant un « Vicus Icaunae » (village de l’Yonne) pourraient faire référence à Château-Chinon mais rien n’est moins sur.

Le plus ancien document mentionnant la ville (et son prieuré Saint-Christophe dépendant des bénédictins de Cluny), date de 1076.

Château-Chinon dépendit ensuite longtemps du diocèse d’Autun, alors que le Nivernais fut détaché de la Bourgogne dès le VIème siècle

 Histoire

Les preuves de l'existence d'un poste militaire à Château Chinon dès le deuxième siècle semblent certaines.


Plan de l'ancien oppidum Gaulois

Certains auteurs prétendent qu'il se serait formé là un « municipe gallo-romain indépendant » (du latin municipium : un des statuts possibles pour une cité du monde romain antique ) et origine de l’actuelle Château-Chinon.
Rien ne vient contredire cette thèse.

Bien que détaché de la Bourgogne, la terre de Château-Chinon appartenait jusqu'au XIIe siècle à l'Evêché d'Autun. Dans leurs nombreuses querelles avec leurs seigneurs, les habitants de Château-Chinon se sont toujours dits « êtres libres et de franche condition ».

Charles le Téméraire voulut les assujettir à la « Taille » (impôt direct de l’ancien régime) et à la « Main morte » (ou « mortemain », qualifie l’impossibilité pour les serfs de transmettre leur patrimoine après leur mort, les biens revenant alors au seigneur).

Ils défendirent la ville qui, en 1460, fut brûlée et démantelée en représailles.

Les archives municipales ayant brûlées à leur tour en 1693, il ne reste aucun document permettant de confirmer cette thèse.

Toutefois, pour avoir été ainsi affirmée au péril de la cité, cette thèse devait sans nul doute reposer sur de solides bases à cette époque.

Reconstruite par la suite, la cité se développe progressivement et devient une grosse bourgade qui entre dans l’ère féodale et devient une importante seigneurie, fière de son vaste territoire, de ses fiefs nombreux et de ses cinq bailliages (circonscription administrative, financière et judiciaire).

Parmi ses fiefs l’on retrouve celui de Champcheur autrefois Chamfeur puis Champseur situé dans une vallée au Sud-Ouest, Fachen, les Morvands, Montbaron dans la vallée à l’Ouest et Montbois au Nord, Argoulais, Précy, Vermenoux au fond de la vallée de l’Yonne qui possède une maison forte dont on retrouve à peine quelques vestiges, les Moulins d’Yonne et le fief de la Vallée de Cour.

A proximité, le Pont Chareau où les Comtes de Château-Chinon perçoivent un « péage », comme à Corancy.

Autour de son château dominant, la ville se construit, remplaçant les fortifications gallo-romaines.

De l’autorité des évêques d’Autun, Château-Chinon passe à celle de « nobles seigneurs » et, par mariages ou cessions, se succèdent notamment les familles de Mello, de Brienne, de Bourbon, de Bourgogne.

En 1475, Charles le Téméraire, occupé par le siège de Neuss en Prusse, est attaqué par les troupes de Louis XI, commandées par le Dauphin d’Auvergne (Le site de cette bataille reste incertain).

On sait que le combat s’engage en un lieu appelé Guy, proche de Château-Chinon.
Le village de Guy-lès-Château-Chinon (aujourd’hui disparu) se situait à proximité de la ville où se trouve actuellement la Chapelle de Montbois.

En 1478, Louis XI commande la démolition de toutes les places forte fortes du Morvan (celle de Château-Chinon avait déjà subit le démantèlement par les Bourguignons en 1412… et celui commandé en représailles par Charles le Téméraire en 1460...).

En avril 1588, une redoutable épidémie de peste ravage la ville. Il y a peu de survivants (Il est possible aussi que de nombreux habitants aient prudemment fuit la ville).

En 1591, la guerre civile, alimentée par les guerres de religion, lui fait subir un siège qui dure un mois. Château-Chinon est enlevé par les troupes protestantes du maréchal d’Aumont, dont l’artillerie a pris position à la hauteur de l’actuelle rue Charles Boulle (en direction du hameau de Précy, à environ 500 mètres de la place Notre-Dame). Son pilonnage ouvre de larges brèches dans les défenses.


Château-Chinon vu depuis la rue Charles Boulle

Louis-Gabriel de Planelli, Marquis de Maubec, est le dernier propriétaire jusqu’à la Révolution, le 19 nivôse de l’an III de la République. La ville est alors rattachée à la France et la seigneurie confisquée au profit de la Nation.
La ville de Château-Chinon traverse tant bien que mal la période trouble de la Révolution.

Le 26 avril 1793, elle reçoit la visite de deux virulents montagnards : les dénommés Jacques-Léonard Goyre-Laplanche et Jean-Marie Collot-d’Herbois qui, après avoir ordonné un autodafé (une punition qui peut là s’entendre répression) de tout ce qui rappelle l’ancien régime, font arrêter les parents d’émigrés et les prêtres réfractaires.

Château-Chinon bénéficie aussi, bien entendu, d’un baptême républicain qui la dépouille du mot « Château », prohibé à l’époque.

Le 21 septembre 1793, elle devient Chinon-la-Montagne. (La création des communes, des cantons et des districts remonte à l’Assemblée Constituante). Après la révolution, la commune reprend son nom initial mais se trouve scindée en deux : Château-Chinon Intra-Muros (Château-Chinon (Ville)) et Château-Chinon (Campagne).

Après avoir été à la tête du district, Château-Chinon (Ville) devient la capitale d’un arrondissement, et le restera.
Château-Chinon (Ville), chef-lieu d’arrondissement, est l’une des plus petites sous-préfectures de France.


Petite sous-Préfecture, magnifique bâtiment

Particularité, elle reste la modeste capitale d’un « pays », le Morvan… Ce pays n’a ni fondement politique ou administratif. Il est simplement délimité par la géographie et la géologie (tout comme le sont par exemple la Limagne ou la Beauce).


François Mitterand,
la porte Notre Dame en arrière plan

Le suffrage universel apporté par la Révolution, a permis à la ville de donner à la France un Président de la République qui était son maire : François Mitterrand. « J’ai été pendant 22 ans maire d’une petite ville, Château-Chinon, avant que ma carrière ne fût interrompue -certains diraient brisée- par mon élection à la Présidence de la République ».

 Le château

Comme c’est généralement le cas (sauf à Mennessaire…), l'enceinte du château se situe au point le plus haut de la ville, au Nord de l’actuel centre ville, non loin du cours de l’Yonne.


Château-Chinon vu depuis "le château" (le calvaire)

Les enceintes « originelles » ont une superficie d’environ 130 x 250 mètres soit près de 3,7 ha.

Elles ont été considérablement modifiées lors de la période médiévale.

Les observations menées permettent d’avancer l’hypothèse de la présence d'un éperon barré, probablement protohistorique et d'une enceinte « de contour non datée ».
(Le terme « protohistoire » renvoie à plusieurs notions distinctes : d’une part à un sens méthodologique et s’applique à des populations ne possédant pas elles même l’écriture mais qui sont mentionnées par des textes émanent d’autres peuples contemporains, d’autre part, il a un sens chronologique et désigne en Europe, en Scandinavie et Asie centrale, la période correspondant aux âges des métaux (bronze et fer)).

L'oppidum gaulois était divisé en deux parties inégales, séparées par une langue de terre entourée de deux fossés (encore visibles aujourd’hui). La partie située au sud a ensuite servi d'emplacement au château féodal.


Plan de l'ancien oppidum Gaulois

Le château, de taille probablement modeste, aurait été construit au Xème ou XIème siècle.


Document Joseph Bruley

Les seigneurs de Château-Chinon n’ayant jamais habité la ville, il ne devait pas disposer « d’habitation seigneuriale ».

Il semblait être constitué d’un bâtiment d’environ 30 x 25 mètres qui comprenait, à chaque angle, une tour ronde de 7 mètres de diamètre et de 3 mètres d’épaisseur de murs.

La tour de l’angle Sud-Ouest comprenait une poterne (porte) permettant l’accès au château.

Une cinquième tour, identique aux quatre autres, était édifiée sur la face Nord. Elle servait de donjon auquel était adossée une chapelle dédiée à Saint Laurent.

L’entrée de cette forteresse, pourvue d’un pont-levis et de mâchicoulis, se situait sur la face Sud, tournée vers la ville.

L’édifice, à l’exception de la partie Est protégé par la pente naturelle du terrain, était entouré d’imposant fossés dont les dimensions sont estimées à 30 mètres de large sur 5 mètres de haut.

Des bastions reliés par des courtines complétaient le dispositif.

La destruction du Château intervint vraisemblablement entre 1412 lors de sa prise par les Bourguignons et/ou en 1478 lorsque Louis XI commanda la démolition de toutes les places forte du Morvan.
 

Fouilles

Les vestiges antiques ont été remaniés, déplacés et réutilisés lors de la construction du château féodal. Les éléments significatifs d’une occupation ancienne de ce site sont faibles. La bibliographie permet toutefois de noter la découverte d’objets particulièrement anciens.

- « objets de l’âge de la pierre polie » (Marlot, 1903).

- « Le musée de Château-Chinon possède une de ces haches plates, en cuivre, sans aucun rebord, (…) [pour] quelques archéologues (…) le type le plus ancien, datant (…) de l’introduction des métaux (…). [Cette hache] (…) a été trouvée dans les fondations de l’ancien château » (Hovelacque, Hervé, 1894), (découverte citée également par Mortillet, 1892)

- Un bracelet en bronze, ouvert, à oves, du Hallstatt D1, provient de la commune, sans précision (Chevrier, 1999).

- « En établissant les croix qui surmontent la plate-forme du vieux château, on a trouvé, à une profondeur de plusieurs mètres, une quantité considérable d’ossements d’animaux, une médaille gauloise à type grec [description en note : « Argent, A. tête chevelue, sans bandeau, imberbe, tournée à droite, au-dessus rouelle. Sous les pieds, lyre ou plutôt triquètre (…). La triquètre appartenait aux Boïens (…). »] et des fragments nombreux de (…) poterie noire, micacée, avec le cordon au pouce (…). (...) ossements en grande quantité (un hectolitre au moins) et rassemblés sur un même point (…). » (Bogros, 1883).

- « Non loin de cette porte existe une butte présentant une grande analogie avec les buttes gauloises de la plaine et avec celles de Bibracte. Elle ne semble jamais avoir été fouillée (…) : à la faveur d’un trou pratiqué récemment, (…), j’ai pu voir que l’intérieur contenait des cendres et des charbons avec des débris de poteries noires. » (Garenne, 1867).

- Statues, lampes, tuiles, monnaies et céramiques de la période gallo-romaine découvertes au sommet de la montagne (Pasquet, 1955).

- Monnaies de Germanicus, Vespasien, Domitien, Marc-Aurèle, Dioclétien, Constance Chlore, ainsi que des « objets divers en bronze » (Hovelacque, Hervé, 1894).

 Fortifications

Château-Chinon était une ville fortifiée, close de « haultes et puissantes murailles ».


Plan des fortifications de Château-Chinon,
source Bibliothèque de France

De cette époque il ne reste que la Porte Notre-Dame flanquée de ses deux tours et située sur la place du même nom.
La date de construction de cette partie des fortifications semble imprécise. Deux versions sont couramment observées :

- « Elle fut construite par Louis XI au XVème siècle, et réaménagée à la fin du XVIème siècle ».

- « Au milieu du XVIème siècle, les habitants demandèrent au Prince de Condé la permission de se servir des pierres du château pour construire la porte de la place Notre Dame ».


La porte Notre Dame et ses 2 tours

La « Porte Notre-Dame » est inscrite au titre des monuments historique depuis le 10 octobre 1930.

La « Tour de la paix » située prés de l’église (rue de la paix) comme celle située à une centaine de mètres (rue de l'école/rue des fossés) sont les derniers vestiges de ces fortifications.


La tour de la paix


La tour de l'école/des fossés


La ville fut assiégée et brûlée bien des fois au cours des siècles, mais elle conserva toujours son indépendance..

Deux communes

Chose étonnante, à Château-Chinon il y a deux communes : Château-Chinon (Ville) et Château-Chinon (Campagne). Il semble même qu’à l’origine il y en eut une 3ème : Château-Chinon (Rural).
A noter, bien que l’appellation la plus courante soit « Château-Chinon », le code officiel géographique (2009) retient lui la graphie de « Château-Chinon (ville) » ou « Château-Chinon (Campagne) », avec un espace.

Château-Chinon (Ville) représente une superficie de 428 ha pour environ 2 300 habitants.
Château-Chinon (Campagne) représente une superficie de 2 839 ha pour environ 700 habitants, et entoure Château-Chinon (Ville).

Cette organisation particulière tient son origine dans la crainte des habitants de la ville de perdre les privilèges qu’ils avaient alors acquis en matière de fiscalité et de droit.
L’élargissement du périmètre de la ville, englobant ainsi les hameaux qui l’entouraient, risquait de remettre en question ces avantages.
Château-Chinon « intra-muros », par prudence, voulu donc conserver ses acquis.
Cette « anomalie », aujourd’hui consommée, est maintenant beaucoup plus ennuyeuse que profitable pour la gestion de cette petite communauté urbaine.

Château-Chinon (Campagne)
Cette commune représente la banlieue de Château-Chinon (Ville).
Chateau-Chinon (Campagne) est un conglomérat de 15 hameaux qui ne comprend ni "bourg" ni "centre ville".


Le hameau de Précy, siège de l'ancienne mairie, vue depuis Cougeard

 
On y trouve deux chapelles rurales dédiées :

- l’une à la sainte Vierge, bâtie vers 1843 au hameau de Fachen. Elle surplombe une montagne conique qui domine l’Yonne ainsi que la vallée de Corancy.
Chaque année, le 16 août, la ville s’y rend en procession. Jadis, par les temps de calamités, les fidèles y accouraient en nombre pour implorer la protection du Saint Patron dont le culte était reconnu contre la peste.

    
La chapelle de Monbois
photo extraite du panneau informatif et photo de nos jours

- l’autre à saint Roch, beaucoup plus ancienne est connue sous le nom de Chapelle de Montbois.
La chapelle fut construite par la famille Sallonyer, célèbre pour le flottage du bois vers Paris, suite à l'épidémie de peste qui sévit en 1588 (Saint Roch consacra sa vie à l'aide aux pestiférés).
Cette chapelle fut l'objet d'un culte thérapeutique pour les enfants que les femmes ammenaient afin "qu'ils marchent de bonne heure et grandissent bien".

Louise-Antoinette de Chabanne dont la famille avait acquit la chapelle, l'apporte en dot à la famille de Saint Phalle.

En 1859, le Comte de Saint Phalle, ancêtre de Nicky de Saint Phalle auteur de la fontaine situé face à la Mairie, en fait dont à "La fabrique de Château-Chinon", association gérant les biens de l'église avant 1905.

La dernière héritière, Madame Girault, fit don de la chapelle en ruine à la municipalité qui la restaura en 1992.

- Une troisième chapelle se trouvait autrefois au sud ouest, communément appelée « la Chapelle au Chêne » dont la construction remonterait à l’antiquité.

Elle était dédiée à la Sainte Vierge et servie par les moines de Saint Christophe. Il se pourrait qu’elle fut construite sur l’emplacement d’un arbre sacré chez les Celtes du Morvan.

Tout prés s’élèvent deux gros tilleuls aux troncs séculaires, couverts de Christs, de Madones et autres représentations chrétiennes suspendues par quelques fidèles.

Atruys, petit hameau bâti au pied de la montagne garde en son nom le souvenir des prêtres gaulois et des druides qui y auraient possédé un collège.

 Trois gares

Jadis, Château-Chinon (Ville et Campagne réunies) comprenait trois gares.

- Château-Chinon (Ville), gare du « Tacot » au km 47 (46,600) de la ligne Autun- Château-Chinon :
De ce tronçon mis en service le 28 août 1904, il ne reste aucune trace en dehors des bâtiments utilisés par la subdivision de la DDE puis aujourd’hui par « l’Unité Territoriale d’Infrastructures Routières » du Conseil Général de la Nièvre.

 


L'ancienne gare dans le centre ville...
Carte postale ancienne

 


La même de plus prés...
Carte postale ancienne


Clin d'oeil au passé.
Cette toile a un petit air de gare de Château-Chinon (Ville)...

 Réalisé par Monique Hérard, ce tableau a été exposé à Essarois en Côte d'Or
lors d'une présentation sur "les tacots vus par les artistes de la section peinture des amis du Chatillonnais"

(Photo sous copyright aimablement fournie par Cristaldesaintmarc avec l'accord de l'artiste).
D'autres oeuvres sur ce thème sont visibles à l'adresse suivante :
http://www.christaldesaintmarc.com/m/la-section-peinture-des-amis-du-chatillonnais-c206492

- Château-Chinon (Campagne), gare terminus du « Tacot » au km 50 (49,600) de la ligne Autun-Château-Chinon : Le prolongement depuis la gare "centre ville" jusqu'à la gare PLM a été terminé le 1er juin 1905.

Elle se situait face à la gare PLM, avec son dépôt (en bois) à côté de la gare PLM.
Plus rien là non plus, excepté le bâtiment de la gare elle-même, devenue tout à la fois « Disco-Bar-Brasserie-Restaurant ».


La gare "terminus" du tacot,
Carte postale ancienne

La gare "terminus" du tacot aujourd'hui.
Fermée un temps elle aussi, la discothèque semble reprendre une nouvelle vie.

Le trafic voyageurs de la ligne Autun-Château-Chinon a cessé le 3 juillet 1931, remplacé par des services d'autocars.
Les rails et tous les ouvrages métalliques ont été démontés entre 1936 et 1939.

- Château-Chinon (Campagne), gare PLM :
Aujourd’hui, la gare PLM a été transformée en logements.

Le site quant-à lui, converti en plate-forme « bois » après quelques 600 000 Euros (4 millions de francs à l'époque) de travaux d’investissement est maintenant à l’abandon car non rentable.

Le motif souvent invoqué concerne la rampe (certes jusqu'à prés de 20% sur la fin), mais dans ce sens les trains arrivent à vide...
Aussi ne faudrait-il pas plutôt considérer les problèmes liés à la pente : La structure de la voie ? Son état ? Son faible ballastage ? Le profil des rails ? Des éléments qui fragilisent évidemment la sécurité d'un ensemble chargé en descente.
Une évidence pourtant : la gare était déjà bien à cette même place avant le début des travaux…


La gare PLM aujourd'hui


La plate forme "bois" déserte...



Pour caricaturer, on pourrait dire que le site a vu formé 1 train de bois : le dernier.
En fait, en 2003 par exemple, 3 200 tonnes de bois ont transité par cette plate forme toute neuve, ce qui représente environ 70 wagons. Jadis il en passait 40 000 tonnes.

Monsieur René-Pierre Signé, Sénateur de la Nièvre, n'a pas manqué d'alerter les pouvoir publics sur le sujet.
En 1998 tout d'abord, signalant entre autres l'intérêt que portait la SNCF à des travaux de réaménagement de la gare.

Le "plan Véron" fin 2003, du nom du Directeur Général Délégué chargé du fret (SNCF), Marc Véron, s'appuyait sur la réorganisation de la production et l'amélioration de la qualité de service aux clients, le tout accompagné d'un soutien ferme de l'Etat. Si l'on considère que l'amélioration de la production ne relève pas de la SNCF et que l'amélioration de la qualité est fortement contrainte par le déficit du secteur fret, il ne reste que le soutien de l'Etat... pour Château-Chinon ?

En 2004 puis encore en 2006 René-Pierre Signé saisissait à nouveau le Gouvernement en ces termes :

(JO Sénat du 26/01/2006) :
« sur la décision de la direction régionale de la SNCF d'Auvergne de ne pas reconduire, à son échéance (en juin 2006), la convention de sous-traitance qui la liait à CFTA (Société Générale de Chemin de Fer et de Transport Automobiles) pour le trafic fret-bois du Morvan, et faisait part de ses inquiétudes récurrentes sur le devenir de la gare-bois de Château-Chinon, qui ne seront pas apaisées par la gestion directe de la SNCF. D'une part, la gestion directe du site permet à la SNCF, sans avoir à supporter les contraintes d'une sous-traitance, de le fermer à tout moment et sans préavis. D'autre part, la SNCF souhaite assurer la pérennité de l'exploitation à des conditions économiques acceptables, en particulier pour le fret soumis à la concurrence intra murale. Or, se pose le problème des coûts d'embarquement différents, variables suivant les gares du Morvan. La pénalisation de Château-Chinon par le coût élevé de l'embarquement privilégie, ipso facto, les offres à moindre prix des autres gares et du transport routier. Ce problème, au-delà des promesses sur la pérennité du site, n'est pas traité. Or, justement la pérennité du site en dépend. Un coût moyen uniforme dans toutes les gares morvandelles, pourtant demandé, n'est jamais évoqué. On sait pourtant que cette gare est la seule à être au cœur du massif forestier. Il lui demande de lui apporter des assurances sur le maintien du trafic fret sur le site de Château-Chinon ».

La réponse du gouvernement, par la voie de Madame la Ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie a été d’annoncer la mission confiée à Monsieur Chauvineau, expert ferroviaire, par le ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer.

Le rapport très généraliste de jacques Chauvineau «Transport ferroviaire de fret et développement territorial » de septembre 2006 ne laisse pas vraiment d’espoir à la plate forme bois de Château-Chinon (Lire le rapport, ICI).

Le Dernier autorail :


Image Internet "B3su"
Histoire.trains-en-vadrouille.com


Image Internet "B3su"
Histoire.trains-en-vadrouille.com


Les deux photos ci-dessus, prisent par "B3su" dateraient du 18 mai 1996.


Image Internet "X3876"
Le-forum-du-n.forumotions.com


Image Internet "X3876"
Le-forum-du-n.forumotions.com


Ces deux dernières, prises par "X3876" sont affichées d'avril 2000

D'après les spécialistes des forums affichant ces images, il s'agirait d'un "X5500 de 150cv".

Ces photos représentent probablement (certainement...) le dernier autorail aperçu en gare de Château-Chinon
(en bout de gare)
 

Aujourd'hui il n'y a plus rien, vraiment plus rien, pas même un vieux wagon de marchandises,
dans aucune des "3" gares.
 
C’est donc vraisemblablement lors des travaux d'aménagement de la plate forme "bois" que le dernier autorail a été « enlevé ».

La lignée des seigneurs

Château-Chinon fut le siège d'une Seigneurie, puis d'une Châtellenie, et devint un Comté auquel étaient assujettis quelques 255 fiefs et Seigneuries.
Ces terres appartinrent aux plus grandes familles du Royaume de France.

Le premier seigneur connu est Seguin de Lormes, Baron de Château-Chinon et de Lormes à la fin du XIe siècle. Il participe à la première croisade en 1096.

En 1146, Hugues Ier de Château-Chinon participe à la deuxième croisade. Il est de retour sur ses terres en 1153.

En 1190, Hugues II de Blain (Hugo de Blino) participe, avec son frère, à la troisième croisade. À son retour en 1193, il donne les dîmes en sa possession sur la terre de Château-Chinon à l'abbaye « Notre-Dame de Bellevaux », pour le repos de l'âme de son frère décédé durant la croisade.

En 1208, après avoir hérité de son aïeul de la totalité de châtellenie de Château-Chinon dont il n’était seigneur qu'en partie, Hugues III de Lormes (Hugo ab ulmis), petit-fils de Hugues II de Château-Chinon, confirme les donations pieuses de ses ancêtres et en fait de nouvelles.

En 1236, décès de Hugues III de Lormes.

En 1240, sa fille Elvide épouse Dreux Ier de Mello et lui apporte en dot les châtellenies de Château-Chinon, de Lormes et d’Espoisse. La seigneurie entre alors dans la famille de Mello.
C’est également à cette époque que la seigneurie semble échapper aux évêques d’Autun.

En 1252 ( ?), décès de Dreux Ier de Mello, son fils ainé, Dreux II de Mello lui succède.

En 1282, décès de Dreux II de Mello, son fils Dreux III lui succède et de part son mariage avec Eustochie de Luzignan, récupère les terres de Jarnac, de Châteauneuf et de Sainte-Hermine.

23 avril 1310, décès de Dreux III de Mello.

Dreux IV de Mello, héros de la bataille de Saint-Verain le 9 octobre 1308, semble avoir été enfermé par le Roi pour avoir combattu contre son ordre. Dernier seigneur de Château-Chinon issue de la famille de Mello, il décède en 1323. Sa fille, mariée en 1319 avec Raoul Ier de Brienne, Comte d’Eu et de Guines, la seigneurie de Château-Chinon passe à la famille de Brienne.

En 1328, Raoul Ier de Brienne, nouveau seigneur de Château-Chinon est nommé connétable de France en 1330 par le roi Philippe VI de France.

En 1344 (ou 1345), décès de Raoul Ier de Brienne.

En 1344 (ou 1345) Raoul II de Brienne, son fils, hérite du Comté mais est fait prisonnier lors de la prise de Caen en 1346. Libéré en 1350, il est arrêté dés son retour à Paris le 15 novembre et décapité, sans procès, pour trahison le 17. Ses biens confisqués sont abandonnés à Jeanne de Brienne qui les administrent jusqu’à sa mort, au titre de ses droits dans la succession.

Les terres confisquées sont alors données à Gauthier IV de Brienne qui en jouit en indivis avec son oncle Jean de Chalon jusqu’à ce qu’ils les partagent en 1355. La part de Gauthier IV de Brienne comporte la châtellenie de Château-Chinon avec ses dépendances ainsi que la moitié de la Baronnie de Lormes.

Gauthier IV est nommé connétable en mai 1356 et meurt le 19 septembre 1356 à la bataille de Poitiers. Sa veuve, Jeanne de Brienne, Duchesse d’Athènes, administre à son tour les biens jusqu’à sa mort en 1389.

A sa mort, le Bailli de Saint-Pierre-le-Moutier se rend à Château-Chinon et confisque tous les biens sous le prétexte « que l’abandon ne lui en avait été fait par le Roi qu’à titre de réversion à la couronne en cas de décès sans enfants légitimes » … ce qui est arrivé.

En 1389, le Roi Charles VI devient le Maître des lieux de part cette seconde confiscation, cette fois au seul profit de la Couronne. Charles VI s’approprie tous les revenus liés à cette terre et l’érige en Comté. Le 20 novembre 1394, il offre toutefois une somme de 20 000 francs or aux héritiers de la duchesse d’Athènes et se trouve ainsi « légitime propriétaire » du Comté.
Le roi conserve la seigneurie pendant 5 ans.

En 1394, Charles VI échange la seigneurie contre d’autres terres (seigneuries de Gaille, Fontaine de Rozon et de Saint-Saen en Normandie) avec Louis II de Bourbon qui devient ainsi le nouveau seigneur, Comte de Château-Chinon.

10 août 1410, décès de Louis II de Bourbon. Son fils Jean Ier de Bourbon hérite de ses terres et devient à son tour seigneur des lieux. Il se range aux côtés de Louis Ier d’Orléans et des Armagnacs lors de la guerre contre les Bourguignons. A l’été 1412, après un mois de siège, les Armagnacs capitulent, Jean Ier de Bourgogne (Jean sans Peur) décide de démanteler les murs et de détruire le château.

En 1434, Jean Ier de Bourbon décède à Londres après avoir été fait prisonnier en 1415 à la bataille d’Azincourt. Son fils Charles Ier de Bourbon lui succède.

Le 30 octobre 1454, sa fille Isabelle épouse le Comte de Charollais auquel elle apporte ses terres en dot.

En 1465, Charles le Téméraire Duc de Bourgogne, entre en possession du Comté.

C’est ensuite au tour de l’Archiduc Maximilien d’Autriche de devenir Comte de Château-Chinon de par son mariage.

En 1490, son fils, Philippe le Beau, épouse Jeanne la Folle, héritière de Ferdinand V, Roi d’Aragon et de Isabelle de Castille. Il y gagne le trône d’Espagne et se fait rendre hommage par ses vassaux du Morvan en 1504.

En 1506, décès de Philippe le Beau.

Son fils, Charles Quint, Archiduc d’Autriche, Roi d’Espagne et Empereur porte également le titre de Comte de Château-Chinon.

Le 17 février 1508, décès de Charles Quint. Le « conseil de famille » dispose de la seigneurie.

Le 20 mai 1517, le Roi François 1er l’oblige le conseil de famille (et particulièrement Marguerite d’Autriche, fille de Maximilien) à céder la seigneuries ainsi que d’autres à la Duchesse de Longueville.

Ainsi en 1517, Jeanne de Hochberg de Bade, fille de Philippe Prince de Neuchâtel et veuve de Louis Ier d’Orléans, Duc de Longueville et Comte de Dunois devient dame de Château Chinon.

En 1536, elle donne la seigneurie en cadeau de mariage à son troisième fils, François d’Orléans, Duc de Longueville qui épouse Jaqueline de Rohan.

En 1548, décès de François d’Orléans qui laisse deux enfants : Leonor et Françoise.

En 1555, Louis 1er de Bourbon, Prince de Condé épouse Françoise, fille de François d’Orléans et reçoit à son tour en dot le Comté de Château-Chinon. Ce fervent partisan du calvinisme meurt à la bataille de Jarnac.

Le 13 mars 1569, le Roi Charles IX confisque le Comté mais il le rend rapidement à la veuve de François d’Orléans qui en jouit jusqu’à sa mort et le laisse à son fils unique.

Le 11 juin 1601, Charles de Bourbon-Condé hérite des comtés de Soissons et de Château-Chinon.
Six ans plus tard, il abandonne cents onze arpents aux profit des bourgeois de la ville contre une somme de mille livre et une rente perpétuelle de 3 sous par feu (par maison, foyer).

Le 1 novembre 1612, décès de Charles de Bourbon-Condé qui laisse une femme et trois enfants : Louis, Louise et Marie. Sa veuve, Anne de Montafié lui survit 32 ans.

En 1612, Anne de Montafié vend 3 299 arpents de forêt contre 210 000 livres et 20 ans d’exploitation à Guillaume et Nicolas Phelippe, marchands de bois parisiens.

En 1644, décès de Anne de Montafié. Thomas-François de Savoie, Prince de Carignan ayant épousé Marie, hérite du domaine (en partage avec Marie d’Orléans sa nièce, fille de Henri II duc de Longueville et de Louise de Bourbon Condé sa belle sœur).

En 1656, décès de Thomas-François de Savoie qui laisse deux fils : Henri (Henri II de Savoie) et Eugène-Maurice (Eugène-Maurice de Savoie). Les deux portent le titre de seigneur de Château-Chinon. Le premier mourut en 1659, le second ne profita pas du domaine, sa mère, Marie de Bourbon-Condé jouissant de l’usufruit en indivis avec sa nièce Marie de Nemours.

En 1673, décès de Eugène-Maurice de Savoie qui laisse trois fils : Louis-Thomas (Comte de Soissons), François-Eugène (Généralissime des armées de l’Empereur d’Allemagne) et Philippe (Chevalier de Malte, Abbé de Corbie).

En 1688, Marie de Bourbon-Condé et Marie de Nemours se partage les propriétés.

En 1692, décès à 87 ans de Marie de Bourbon-Condé qui avait conservé le Comté de Château-Chinon lors du partage de 1688. Louis-Thomas, Comte de Soissons entre possession du domaine.

En 1708, à la suite d’un procès attenté par son oncle Emmanuel-Philibert, Prince déshérité ayant eu un fils (Victor-Amédé), Louis-Thomas perd les 2/5ème du Comté.

A la mort de son père Emmanuel-Philibert, Victor-Amédé Prince de Carignan, hérite des 2/5ème du domaine puis rachète peu après la part de son cousin, devenant ainsi, à son tour, seul maître des lieux. Hélas, ses acquisitions l’ayant contraint à de gros emprunts, il doit rapidement revendre le Comté.

Le 4 mars 1719, le Marquis Louis de Mascrani, conseiller du roi, rachète de Comté pour la somme de 320 000 livres.
L’acte de vente porte « que cette seigneurie est une des plus belles du royaume par les droits dont elle est décorée et que parmi les deux cent quarante fiefs qui en sont mouvants il en est quatre ou cinq qui valent plus de trois millions de livres… ».

En 1728, les héritiers de Victor-Amédé Prince de Carignan, attentent un procès contre François-Marie de Mascrani, fils et héritier de Louis, au motif que le domaine n’avait pas été estimé à sa juste valeur lors de la vente de 1719. Des vérifications sont commandées et il est constaté que 3 901 arpents manquent au recensement. La valeur quant à elle serait sous-estimée d’environ 1 million de livres… Le préjudice est bien constaté mais un arrêt du parlement de 1757 confirme pourtant la possession pure et simple du domaine au Marquis de Mascrani.

En 1770, son fils, Louis de Château Chinon lui succède. Il meurt en 1776 après s’être fait « rendre hommage » par ses vassaux en 1774.

En 1776, Laurent Planelli de La Valette, Chevalier et Marquis de Maubec, gendre de Louis de Château Chinon, hérite du domaine. En 1789, il passe à l’étranger sous la menace de la révolution. La terre de Château-Chinon est alors confisquée au profit de la nation. Les forêts sont rendues aux Chanoinesses de Mascrani (qui les revendent vers 1800 à la famille Bureau, qui les revend elle même au Duc de Choiseul en 1825, et dont le Comte de Béarn, son gendre hérite par la suite…)

  Coups d'oeil

Le Musée du Septennat :
Inauguré en 1986, ce musée est installé dans l’ancien couvent Sainte Claire datant du 18ème siècle.


L'entrée du musée du septennat

Il présente une remarquable collection d’objets, cadeaux officiels ou personnels, offerts par les représentants de la plupart des pays –et des régions françaises- à M. François Mitterrand au cours de ses deux mandats présidentiels

Ces objets, du plus puéril tableau fait de simples collages à la plus fine réalisation, ont été remis au Département de la Nièvre avec mission de les exposer à Château-Chinon (« sa ville d’élection, sa ville »).

Le Musée du Costume :
Situé tout à côté du Musée du Septennat, dans l’ancien hôtel particulier du 18ème ayant appartenu a la famille Buteau-Ravizy, il présente depuis 1992 une superbe collection de costumes, robes et vêtements datant des XVIè et XXè siècle et riche de quelques 5 000 pièces dont bien entendu des accessoires tels des sacs ou des éventails.


L'entrée du musée du costume

Ces costumes proviennent de la « collection Dardy » dont la ville de Château-Chinon s’est portée acquéreur.

Le musée abrite également 3 statues polychromes du XVIème siècle provenant de la chapelle de Montbois.

La Fontaine animée de Nicki de Saint Phalle et de Jean Tinguely :
L’une des cinq fontaines créées par ces artistes.


La fontaine de Nicki de Saint Phalle, face à la mairie
Voir la fontaine en vidéo (30 secondes) ICI

C’est une vision quasi anachronique, particulièrement colorée, et considérée comme un « clin d’œil souriant à la ville ».

Le calvaire :
Incontournable, situé à proximité des musées, au sommet de la ville et à l'emplacement de l'ancien château où trois croix sont dressées.


Le calvaire

Le superbe panorama (par beau temps…) sur les Monts du Morvan et la vallée du Bazois devrait faire oublier la côte qu’il a fallu monter à pieds...

Commerce

Comme le laisse voir l'affiche publicitaire d'époque, Château-Chinon s'est enorgueilli, dès l'année 1879, d'une fabrique de voiture de luxe et de commerce.

La fabrique Breugnot & Roblin semblait remarquablement ouverte au commerce en proposant déjà « vente, achat et échange ».

Sa production était réalisée sur place et bénéficiait visiblement d'une solide réputation de qualité au vu des médailles obtenues 
de l'argent aux foires et expositions de Moulin, Luzy, Château-Chinon et Montsauche.

Les croquis ci-dessous montre la diversité de sa production et explique facilement le fait que cette enseigne ait pu proposer un choix de 50 à 60 voitures neuves ou d'occasion en magasin.


Hélas, il est vite apparue une ombre sur l'avenir de cette belle entreprise de voitures hippomobiles  l'automobile avait déjà fait son apparition, Amédé Bollée avait commercialisé la véritable première automobile à vapeur en 1873, capable de transporter 12 personnes à 40 km à l'heure... Suivirent René Panhard et Emile Levassor qui installèrent le premier moteur à 4 temps de Daimler sur une voiture à 4 places, en 1889.

Le progrès et les premiers aventuriers arrivaient... Vite !

Sources documentaires

- « Le Morvan, essai géographique, topographique et historique sur cette contrée, par J.F Baudiau, Curé de Dun-les-Places et membre de la Société Nivernaise des lettres, sciences et arts et de plusieurs autres Sociétés savantes ».
- Géoportail IGN
- Site officiel de la commune de Château-Chinon et la présentation de Monsieur René-Pierre Signé, Sénateur de la Nièvre
- Conseil Général de la Nièvre
- Wikipédia
- Forums spécialisés "trains" (le-forum-du-n.forumotions.com, histoire.trains-en-vadrouille.com, train-en-voyage.com)
- Patrimoine du morvan
- Territoires de Bourgogne
- Claude Chermain, Passeur de mémoire

Voir également rubrique "liens"



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