Bussy Rabutin

Le libertin scandaleux !

Roger de Rabutin, comte de Bussy, par ses frasques libertines et ses nombreux tapages évoque à lui seul les fastes du règne du roi Soleil.

Né dans l'Autunois le 13 avril 1618, après de brillantes études chez les Jésuites à Autun, Roger de Bussy-Rabutin va entrer dans l'armée à l'âge de 16 ans, comme capitaine dans le régiment d'infanterie de son père en 1633.
Après plusieurs sièges de villes et campagnes de la "guerre de 30 ans", il succède à son père comme lieutenant de la compagnie de chevaux-légers du prince de Condé.

Suite à des négligences dans son service, Richelieu l'envoie à la Bastille pour 5 mois. Il n'a alors que 23 ans. Il y rencontre le maréchal de Bassompierre, connu pour ses galanteries. Bussy Rabutin va rechercher à son tour les aventures galantes dans les salons qu'il fréquente avec sa cousine la marquise de Sévigné.

En 1643, il épouse sa cousine Gabrielle de Toulongeon. Puis à son décès en 1646, il tente d'enlever Mme de Miramion, une riche veuve de 20 ans, avant d'épouser Louise de Rouville.

Après le scandale d'une orgie à Roissy, il va être exilé par Mazarin, sur ses terres à Bussy-le-Grand en Bourgogne.
Il y écrit alors, pour l'amusement de sa maîtresse la marquise de Montglas, son célèbre roman "Histoire amoureuse des Gaules", qui retrace les mœurs galantes et scandaleuses des grandes dames de la cour de Louis XIV. Son œuvre est copiée contre son gré.
Le roi est en colère et désireux de faire un exemple et pour satisfaire sa dévote mère Anne d'Autriche, fait à nouveau embastiller le libertin Bussy Rabutin, le 17 avril 1665.

Malade, il est libéré au bout d'un an, à condition qu'il se retire dans ses terres, où il continuera à mener une vie aussi peu exemplaire que possible. Il s'attache alors à embellir son château et à écrire ses "Mémoires", charmant roman d'aventure historique de cape et d'épée, publié après sa mort.

Sa fille Françoise de Rabutin épouse son ami François de Riviere. Bussy Rabutin est furieux. Il la fait enlever et la séquestre. Après un long procès, il doit libérer sa fille qui retrouve mari et enfants.

En 1682, il est autorisé à revenir à Paris et à assister au lever du roi. Mais il y est reçu avec une telle froideur qu'il rentre en Bourgogne. En 1691, le roi lui accorde une pension, lui marquant ainsi son pardon.

Il meurt à Autun, le 9 avril 1693 et sera inhumé dans une chapelle de la collégiale Notre Dame, détruite sous la Révolution. Un fragment de son épitaphe sera conservé au Musée lapidaire d'Autun.


Texte intégral de Claude Chermain, Passeur de mémoire, publié avec son aimable autorisation
Voir également, du même auteur, l'ouvrage sur « Autun, la ville aux trésors »




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