Arleuf


La commune s’étend sur environ 60 km² à une altitude comprise entre 195 et 860 mètres.
C’est « une clairière au milieu des bois du Morvan ».

Situation



Au Nord les forêts d’Anost, au Sud, la forêt du Grand Montarnu et le Massif du Haut Folin, à l’Est le Bois de Fragny et la Canche et à l’Ouest une bordure formée par l’Yonne.

Plus clairement, elle se situe à une dizaine de kilomètres à l’Est de Château-Chinon !

Toponymie

Le nom d’Arleuf viendrait du latin « Aridus Locus », lieu aride (Voir aussi « Essai de Toponymie des communes du Morvan ICI »).

Gentilé

Le gentilé est le nom porté par les habitants d’un lieu.

Pour Arleuf c’est à la fois évident, surprenant et en décalage avec la toponymie du lieu : Les Arleuquins

Origines

Depuis des lustres, Arleuf est un point de passage.

C’est un col entre la plaine de l’Arroux et le Bazois pour une voie Gallo-romaine telle Autun - Orléans par Château et Entrains, c’est aussi le croisement avec la voie entre Bibracte et Alésia.

Hameaux

Il suffisait de 2 ou 3 maisons pour former un hameau.
Il en subsiste encore un nombre impressionnant de nos jours :
- Bost
- Fosse
- La Pirotte
- Le Châtelet
- Le Chatz
- Le Maraut
- Les Bardiaux
- Les Barats
- Les Blandins
- Les Bouffechoux
- Les Brenets
- Les Carnés
- Les Chaintres
- Les Chaveaux
- Les Cheintres
- Les Chevenots
- Les Gardebois
- Les Gorys
- Les Grands Champs
- Les Joies (haut et bas)
- Les Malpeines
- Les Pasquelins
- Les Petits
- Pont Chareau
- Les Rollots
- Les Toquets
- Les Trinquets
- Montignon
- Voucoux

Sauf erreur et ceux que j’ai bien du oublier…

Démographie

Sous la révolution, Arleuf comptait environ 2000 habitants, 3000 en 1850, le début du 20ème siècle y voyait encore 2500 âmes, la population commença alors à diminuer pour atteindre de nos jours un peu plus de 800 habitants.

La Tournelle et ses Seigneurs

- Dès le XIème siècle la seigneurie de La Tournelle appartenait à la maison de Château-Chinon et relevait du « puîné » (second enfant, enfant né après l’aîné, contraction de « puis né ») de cette maison.

- Seguin fut le premier seigneur connu ayant porté ce nom.
Il mourut vers 1150, peu de temps après son retour des croisades, laissant son épouse Maguelone et six enfants.

- Seguin II lui succéda et, avec l’accord de ses 2 frères et 3 sœurs, il fit construire le prieuré de Guipy pour le « remède de l’âme de leur père et le salut de celles de ses prédécesseurs » .
Ce prieuré ainsi que « quelques héritages » fut donné 4 ans plus tard à l’Abbaye Saint-Martin de Nevers.

- Ce fut ensuite Pierre 1er, sire de la Tournelle, qui s’illustra notamment en 1214 à la bataille de Bouvines

- Quelques incertitudes toutefois pendant quelques siècles, certaines sources parlent d’un incendie du Château en 1347 puis lors de la guerre de Cent Ans et enfin d’une destruction totale en 1474 par les troupes du roi Louis XI.

- Au XVIème siècle, Guy de la Tournelle était seigneur des lieux. Son épouse Claude de Chissey fut inhumée à ses côtés en l’église d’Arleuf en 1580.

- Leurs fils, Pierre VI, lui succéda jusqu’à son décès peu après 1587.

- Balthazar de la Tournelle, décrit comme violent et emporté, prit la suite.

- Charles de la Tournelle en grande estime royale de Louis XIV vit ses seigneuries érigées en marquisat en 1681.

- Roger qui avait pris la succession mourut en 1706 des suites de blessures reçues à la bataille de Ramillies.

- Au XVIIIème siècle, un manoir, le manoir de la Tournelle (La Tornella) aurait été reconstruit sur l’emplacement de l’antique forteresse (ou maison forte…).
Jacques-François Baudiau en parle en ces termes mais ne donne pas de date :
« Il a été rebâti sur les ruines d'une antique maison-forte, autour de laquelle les manants et sujets de la seigneurie devaient faire guet-et-garde en temps de guerre et d'imminent péril. Mais quelle différence entre ce prosaïque pavillon et l'ancienne demeure des sires de La Tournelle ! Dans l'un, tout est vulgaire ; dans l'autre, tout frappait l'imagination comme les regards. Tours crénelées, donjon hérissé de meurtrières, murailles épaisses, fossés profonds, lourds ponts-levis, chapelle castrale, tout annonçait le séjour d'un haut et puissant seigneur ».

- Son successeur, élu de la noblesse en 1736, mourut la même année laissant la place à Jean-Baptiste-Louis de la Tournelle.

- En 1765, Jean-Baptiste-Louis de la Tournelle vendit le marquisat et toutes ses dépendances (qu’il aurait perdu au jeu en une nuit…) à Julien Guillaume de Pestre, écuyer, comte de Seneffe et conseiller du roi.

- Le nouveau marquis laissa l’héritage à son unique fille qui épousa un autre conseiller du roi, Joseph-Pierre-françois-Xavier Foullon de Doué, qui, révolution oblige, dut partir à l’étranger.

- Le « Château » de la Tournelle fut alors vendu à un ancien fermier et les domaines confisqués.

- En 1828 les forêts furent rendues et partagées entre le vicomte de Doué et ses trois sœurs, Mesdames de Coussay, de Toussaint et de Bridieux.

La vie au XVII ème siècle

Dans son ouvrage, « La vie dans un village du Morvan, Arleuf 1625-1725 » (Editions Les chemins du passé – 2005- Voir également son site à cette adresse : lescheminsdupassé), Gewa Thoquet a relevé de nombreux témoignages issus d’actes notariés notamment et nous livre d’étonnantes pratiques dont voici quelques extraits :

- le suicide par exemple, ne s’arrêtait pas avec la mort du suicidé, il n’en avait pas encore terminé, ses survivants non plus :

« Voici un extrait d'une sentence, terrible, rendue par le juge de Poisson et exécutée le 22 janvier 1686 qui en rend compte :
Contre Jean guenard atteint et convaincu de setre précipité soy même en Letang dugué dasseure Le dimanche six du présent mois sur les trois heures apresmidi par laquelle il est ordonné que sa mémoire sera supprimée son cadavre trainé sur une claye par le village du chaz la face contre terre par lexecuteur de la haute justice et ensuite pendu par les pieds pendant 24 heures a une potence sur le village du chaz aux gardebois et ensuite jette a la voyerie ce qui fut exécute le même jour et ses biens confisqués ».

- Heureusement que le pauvre ne pouvait plus voir son malheur… aussi fallait-il être réactif et inventif :

« A la vue de cette réaction des pouvoirs temporel et spirituel, l'homme du XXIe siècle ne pourrait-il pas s'imaginer que la famille devrait essayer à l'époque par tous les moyens de cacher le fait que l'un des siens s'était suicidé. Dans les registres paroissiaux d'Arleuf à la date du 12 mars 1776 se trouve une curieuse note concernant un décès pour le moins suspect. On lit en effet :
Simon Trinquet 63 ans, des Manches, époux de Jeanne Gautherin, devenu imbécile depuis quinze jours, perdu depuis trois jours, a été trouvé noyé dans l’étang de Sanclerge, relevé par Mss de la justice le 13 mars 1776 inhumé dans le cimetière le même jour.
Au cas où Simon Trinquet se serait suicidé, grâce au subterfuge de sa famille le déclarant fou, il a pu être inhumé dans le cimetière et la famille a pu garder ses biens ».

Gewa Thoquet nous rapporte également une impressionnante liste (non exhaustive…) de sabotiers ayant exercés à Arleuf, mais nous parle aussi de métiers tels :
- Joubtiers (fabricants de jougs pour les bœufs),
- Palliers (fabricants de « palles », poteaux de clôtures),
- Grauliers (dont la nature de l’activité reste vague, y a-t-il un rapport avec le « grolier » fabricant de galoches ?),
- Charbonniers (fabricants de charbon de bois),
- Cendriers (récupérant les bois non utilisables pour en transformer les cendres en engrais ou en adjuvant pour lessives)…
Autant de métiers dont nous n’entendons plus parler.

Les métiers du textile étaient également très présents :
- Tisserands (tixier en thoille),
- Tailleurs d’habits
- Fouleurs de drap (consistait à piétiner les draps en laine, métier considéré comme polluant)
- Drapiers (généralement de riches marchands et non des fabricants).
- …

Chose étrange, les actes notariés font ressortir de très nombreux documents relatifs à des contrats d’apprentissage, ce qui pourrait (presque) paraître étrange pour l’époque.

Ne négligeons pas non plus le côté festif qui n’était pas en reste, le nombre de « cabarets » comme on les nommait alors était impressionnant (rappelons qu’à la veille de la révolution, la population n’était que de 2000 habitants)

« En 1688 quatre marchands cabaretiers étaient installés dans le bourg même d'Arleuf, à savoir Jean Jandrot, François Defosse, Léonard Dechaintre et Charles Veau. Aux Pasquelins il y avait Jean Deleschenaud, Hughes Pasquelin et, seule femme parmi les cabaretiers, Edmée Daubelaine, veuve d'Esmilland Lemouchou décédé un an et demi auparavant. Lazare Buteau à Montignon était le cabaretier qui tenait le plus gros débit. En effet, il devait payer 30 livres par an tandis que Hughes Pasquelin, lui, payait seulement 18 livres. Pierre Germain avait son cabaret aux Brenots, Pierre Guenaud au Chatz, Léonard Pillin le Jeune au Chastelet et Jacques Léger à La Rochette. Le nombre important de cabarets à Arleuf (4) et aux Pasquelins (3) vient certainement du fait que la grande route entre Autun et Nevers passait par ces deux localités et non pas parce que leurs habitants étaient plus assoiffés que les villageois qui habitaient les autres hameaux d'Arleuf ».

Imaginez aussi les déplacements de l’époque, les distances entre villages et hameaux, les longues forêts à traverser et rappelez-vous cette mention très actuelle : « Dernière station avant autoroute… ».

Ces lieux étaient bien sur propices à quelques excès, ainsi Gewa Thoquet nous donne également un aperçu des jurons en vogue à cette époque :

« En 1677, Jean Lemouchoux, père et fils : auroient mal traitté de parolles En les Termes mordieu, Teste dieu, Coquin, fripon, Ivrogne, nous te tuerons & Répétons a plusieurs & diverses fois ces parolles Injurientes & Renimans du Saint nom du dieu.. Se seroient Emparées des pots verres plats assietes & autres ustancilles quj estoient sur La table & les auroient Rompus & brises En Les Jettans a La teste du dit cabaretier Pierre Buteau avant de le battre ! »

… Juste quelques joies simples entre amis sommes toutes…

Pour d'autres pages savoureuses : http://lescheminsdupasse.fr/

Souvenir de la grande guerre

Voir sur ce site le sujet consacré au « camp des Blandins », encore appelé « Atelier 59 », un camp de prisonniers dans le Morvan…»,
LIRE EN CLIQUANT ICI

 Tourisme

Le théâtre des Bardiaux :

Voir la page consacrée à ce lieu, sur ce site, ICI

Le « canal » du touron :
Ce « canal » se situe à environ 3 km au Nord-Est d’Arleuf, le long de la voie Bibracte-Alésia.

C’est une tranchée, mesurant environ 500m de long, 20m de large pour 4 à 5m de profondeur (probablement le double à l’origine), utilisée au cours des derniers siècles comme retenue d’eau.

    
Un vieux "canal" perdu dans les bois...

Sa particularité, outre ses dimensions, est de se trouver sur la ligne de partage des eaux entre Seine (Yonne) et Loire.

En effet, les eaux s’écoulant vers l’Ouest et l’Yonne pourraient tout aussi bien ruisseler vers l’Est via le ruisseau des Malpeines et la rivière « Celle » situés sur le versant Loire.

Initialement, ce canal, supposé être d’époque gallo-romaine, aurait eu vocation à renforcer le débit de la Celle en drainant les eaux du Haut Morvan appuyant ainsi un autre canal (également romain mais long de près de 10km) qui captait les eaux de la Celle pour les diriger jusqu’à Autun.

Ce canal originel aurait eut comme débouché le quartier de la Genetoye, près de la Gironette, ancienne Tour de Proserpine dont il ne reste rien, située proche du Temple de Janus.
Des restes sont encore visibles près de la ferme de Bellevue, à proximité de l’aérodrome du même nom.
Deux versions quant-à sa destination :
- Alimenter en eau le quartier de la Genetoye,
- Aider à l’étiage de l‘Arroux et à sa navigation jusqu’à la Loire, un port ayant probablement existé au confluent Arroux/Ternin.

Le percement côté Yonne aurait eut pour but d’apporter un flot supplémentaire destiné à favoriser le flottage du bois jusqu’à l’Yonne et aurait été effectué beaucoup plus tard.

Une autre version a été apportée en 1839 par le Comte d’Esterno, éminent membre de la Société Eduenne, qui avait effectué des relevés destinés à déterminer origine et destination de ce canal.

De ses travaux, publiés en 1844 dans les Annales de la dite Société Eduenne, il ressort que ces deux canaux n’en serait qu’un seul à l’origine, datant effectivement de l’époque romaine.

L’origine, assez vague malgré tout, serait « à l'ouest de la grande route vers la rivière de la Selle et le hameau des Champs-Garniers, à travers les bois de M. de Musigny ».

Après avoir démontré et exclut que ce canal pouvait être destiné à l’irrigation ou au fonctionnement d’usines ou de moulins, le Comte d’Esterno conclut qu’il servait bien à alimenter en eau la ville d’Augustodunum :
« J'ai donc été forcément ramené à la pensée que le canal avait pour but d'alimenter d'eau des habitations de la ville d'Autun. De nombreuses ruines, aujourd'hui sous le sol prouvent que la rive droite de l'Arroux était couverte de villas et de maisons suburbaines, particulièrement au bois Saint-Jean à la Petite-Verrerie, et autour du temple que l'on appelle vulgairement le temple de Janus. Les sources de Montjeu alimentaient d'eau la ville d'Augustodunum. Mais les habitations suburbaines n'avaient que trois ressources l'Arroux, le Tarnin et la rivière de la Selle. L'Arroux ne pouvait être amené avec avantage dans la partie située en amont,
1° à cause de son défaut de pente;
2° à cause de l'énorme dépression occasionnée par la rivière du Tarnin, dépression qu'il aurait fallu franchir, ce qu'on n'aurait fait qu'avec des travaux gigantesques;
3° enfin, parce que ses eaux sont calcaires et limoneuses. »

Les « Mottes » :
Les trois « Mottes » médiévales ci-dessous ont révélé leur passé beaucoup plus ancien en livrant quelques témoignages de l’époque gallo-romaine.

Dans son ouvrage « La fortification médiévale en Morvan-Autunois : la motte dans l’évolution des structures défensives », Roland Niaux explique ainsi une « motte »
« Dès l’an mil était apparu un type nouveau de fortification élevé sur motte. La motte de terre construite par creusement d’un fossé périmétrique dont les déblais sont rejetés vers l’intérieur, est une conception primitive de retranchement rapide et peu coûteux. Au départ, elle ne nécessite que de la main d’œuvre. Aussi, on peut supposer que son apparition vient avant l’an mil. La formule d’origine a peu à peu évolué par toutes sortes de modifications : passage du plan circulaire à un plan pluriangulaire, agrandissement de l’assiette pour y intégrer des dépendances, remplacement du bois par la pierre pour la clôture et les bâtiments. On a même parfois doublé le fossé ».

La Tournelle :
Au Moyen-âge, le château était bâti sur une motte située à quelques centaines de mètres au sud du château actuel, au lieudit « Pré de la Motte ».

Pour qui les cherche un peu, la motte, les talus et les fossés sont encore visibles. Ce sont les seuls vestiges de la forteresse disparue et dont les terrassements destinés à la ligne du « Tacot » entre Autun et Château-Chinon au début du XXème siècle ont donné le coup de grâce.

Beauregard :
Uniquement pour les touristes passionnés d’histoire, peu à voir et pas de chemin d’accès.

Située dans un bois de résineux à 1,5km au Sud-Ouest du théâtre des Bardiaux, cette autre motte était bâtie sur l’à-pic d’un ruisseau menant à l’Yonne et protégée par fossé et talus.

L’Abbé Jacques-François Baudiau, précise que cette maison forte aurait été bâtie sur les ruines d’une villa gallo-romaine et qu’on y aurait trouvé des monnaies remontant aux 1er et IVe siècles ainsi que des fragments de vases antiques et des tuiles à rebords.

La déliquescence de ce site eut probablement lieu entre 1457, année où Philippe de la Tournelle détaillait clairement les lieux dans un dénombrement et 1571 où Philippe de Montjeu n’en décrivait plus ces mêmes lieux qu’en « une maisière et muraille où estoit le châtel et thoise de terre à l’entour ».

Les Cloiseaux :
Également appelée « Chaintre du Clou », cette troisième motte est située à environ 750m au Nord du hameau des Pasquelins. Détruite en grande partie non par les guerres mais paraît-il par les travaux forestiers, il reste à en deviner l’emprise et les fossés (alimentés par un ruisseau tout proche).

L’église :
En cours de restauration, remarquable par la sobriété de son architecture et de son intérieur

    

L’étang et l’ancien lavoir :
L’ancien lavoir est situé juste à côté de l’église, était jadis alimenté par une source.
C’est aujourd’hui un simple vestige d’un temps révolu.


Les restes du lavoir

La source est toujours active et son eau, drainée, alimente l’étang situé à l’arrière de l’église.

    
La source et l'étang

La gare et le passage du Tacot :
Située tout près de l’église, cette gare est bien sur désaffectée mais aussi inoccupée.


La gare du Tacot vue depuis l'étang

Dans les années 1920-1930, cette petite gare était souvent mise en cause dans les pesées des transports de bois.
Les convois pouvaient peser entre 200 et 300 kg de moins par wagons sur le seul parcours Arleuf-Autun, différence attribuée à la dessiccation des bois…

Le tracé du Tacot est encore visible à la sortie d'Arleuf, sur la route en direstion d'Anost


Ce chemin est sur la voie du Tacot...



... de l'autre côté de la route,
la voie devait se prolonger
à la place de cette sapinière


Le jambon du Morvan :
Joseph Dussert a fondé sa boucherie-charcuterie en 1903 à Arleuf.

Fernand Dussert, son fils, pris la succession de l’établissement, prospère et réputé mais de taille modeste, en 1947.

Peu avant 1950, il sera pris par l’appel de la politique et, en 1974, sera élu sénateur. La maladie écourtera son mandat et l’emportera en 1975.

Ses successeurs se sont alors attachés à transformer l’établissement en une entreprise de salaisons dont quelques produits ont fait la réputation comme ce fameux « jambon sec » du Morvan (qui serait, de nos jours, le seul frotté à la main au gros sel…).

De cette transformation est née en 1997 un laboratoire indispensable au respect des nouvelles normes sanitaires.

En 2004, la main passe. Les Établissements Fernand Dussert sont rachetés par les Salaisons Sabatier qui maintiennent l’activité et conservent l’appellation, mais aussi et surtout, préservent le savoir-faire et la valeur des produits régionaux.

L’obtention d’une médaille d’or au Concours Général Agricole 2013 à Paris pour son jambon sec a permis à l’entreprise de doper les ventes, la fabrication est maintenant de l’ordre de 500 jambons par semaine.


Hummm !

Bravo ! mais personnellement, je reste avec l’idée que le Monsieur qui sale au gros sel à la main frotte trop fort ou reste trop longtemps sur chaque jambon…

Le Cornemuse :
Petite dérogation à la règle de ce site sur lequel j’évite soigneusement toute publicité, « Le Cornemuse ».

    
L'immanquable Cornemuse...

D’ailleurs, en passant à Arleuf, vous ne pouvez pas le louper tant il est « haut en couleur ».
Bar, restaurant, salle de spectacle, groupes régionaux, Karaoké, tout y est…

Sources documentaires

- Wikipédia
- Jacques-François Baudiau, curé de Dun-les –Places : « Le Morvan, essai géographique, topographique et historique sur cette
contrée. »
- Roland Niaud : « Beauregard » et « La fortification médiévale en Morvan-Autunois : la motte dans l’évolution des structures défensives »
- Gewa Thoquet : « La vie dans un village du Morvan, Arleuf 1625-1725 » (Editions Les chemins du passé – 2005-http://lescheminsdupasse.fr/)
- Claude Chermain, passeur de mémoire, pour le canal du Touron
- Jacqueline Paineau, pour l'emplacement de la voie du Tacot
- Société Eduenne : « Mémoire sur un canal dont les restes longent la grande route d'Autun a Château-Chinon, présente avec les plans a l'appui, par M. le Comte d'Esterno ».
- André Coudre : documentation personnelle
- Établissements « Dussert »

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